Jeudi 31 juillet 2025 – Pays Yonnais

Marie-Agnès Mandin préside le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles.

« En juillet 2024, Marie-Agnès Mandin a succédé à Françoise Rampillon à la présidence du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de Vendée. Cette étape s’inscrit dans un parcours marqué par un engagement de longue date au service de la vie publique et associative.

Ancienne présidente de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) de Vendée pendant neuf ans, puis de la CPME régionale pendant deux ans, Marie-Agnsè a également été adjointe au maire de l’Aiguillon-sur-Mer pendant 25 ans et membre du CESER. Aujourd’hui, en tant que présidente du CIDFF Vendée et Pays de la Loire, elle incarne une trajectoire de responsabilité et de conviction. Elle confie : « C’est inscrit dans mon ADN. »

C’est en tant qu’élue qu’elle a pris conscience des conséquences des violences sexuelles et sexistes dont sont victimes de nombreuses femmes. Elle déclare : « Chaque nouveau témoignage me bouleverse. Derrière ces récits, il y a tant de souffrances et tant de silences. » À l’aube de sa retraite, elle a donc naturellement choisi de s’investir au sein du CIDFF pour agir concrètement.

Cependant, sa première année de présidence débute dans un contexte difficile. La suppression annoncée de la subvention régionale de 20000€ à partir de 2025, couplée à l’application immédiate de la prime Ségur sans compensation de l’État en 2024, met en péril l’équilibre budgétaire de l’association.  elle s’inquiète : « D’autant que l’avenir reste incertain, quand on connaît la fragilité des financements publics. »

🟨 Un manque de notoriété

Face à cette instabilité chronique et à la gestion à court terme imposée par les institutions, Marie-Agnès Mandin demeure déterminée. « Je préfère voir le verre à moitié plein, et concentrer mon énergie sur la recherche de nouveaux financements. Nous ne pouvons pas faire porter aux femmes les conséquences des décisions politiques. »

Elle estime que la présidente de la région « n’a pas pris la mesure des dommages collatéraux de sa décision, ni conscience de la richesse et de la plus-value du tissu associatif« .  Bien qu’elle apprécie la qualité de la relation avec la déléguée des droits des femmes, elle sait que « la rigueur budgétaire se décide à Bercy et non à l’échelon départemental« .

Marie-Agnès Mandin souligne l’importance de travailler en communication, tant avec le grand public qu’avec les institutions car « Le CIDFF manque de notoriété« .  Elle mise sur une collaboration plus étroite entre la gouvernance et la direction, ainsi que sur l’engagement des administrateurs de l’association.  « Nous devons renforcer notre présence dans les sphères institutionnelles pour mieux nous faire connaître et défendre notre mission d’intérêt général.«